L’impact de l’industrie textile sur le Monde

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Temps de lecture 8 minutes

Les conséquences et les exemples de l’impact environnemental de l’industrie textile est bien plus vaste que ce que vous allez (re)découvrir dans ce billet. Mais ces éléments eurent sur moi l’effet d’une bombe, c’est pour cela que GreenyBirdDress existe. Déterminée et pleine de convictions,  je souhaite bousculer le secteur de la mode : redonner du pouvoir aux consommateurs, permettre aux marques et enseignes de proposer des produits eco-friendly, lutter contre les pensées néfastes et la fast-fashion. Après des années d’expériences dans le secteur de la mode, des années de recherches et d’informations, je dresse un constat alarmant de l’impact du textile sur l’environnement …

Une urgence climatique

Aujourd’hui, le textile est le deuxième secteur industriel le plus polluant au Monde (derrière le pétrole, devant l’automobile..). Beaucoup de conséquences environnementales fatales et irréversibles, comme notamment la disparation de la mer Araldue à la surconsommation d’eau afin d’arroser des champs de coton :

Des lacs asséchés, des rivières polluées (70% des cours d’eau en Chine sont pollués à cause de l’industrie textile) et qui changent de couleurs, des villages entiers malades, des populations obligées de vivre avec des masques en permanence.

Aujourd’hui, le réchauffement climatique et la consommation annuelle des ressources planétaire ont les compteurs qui s’affolent. Au total, l’industrie textile engloutit chaque année 98 millions de tonnes de ressources non renouvelables, comme du pétrole pour fabriquer les fibres synthétiques, des engrais pour produire le coton et des produits chimiques pour la coloration et le traitement des textiles. Sans oublier les 93 milliards de mètres cubes d’eau nécessaires au processus de fabrication.

sourcing
Sources : http://www.huffingtonpost.fr/2015/11/29/impact-textile-environnem_n_8663002.html

Des catastrophes sur le plan humain

L’industrie du textile est le plus grand employeur du Monde, avec 23,6 millions de personnes (Chiffres : 2015). En réalité, on ne sait pas vraiment combien travaillent dans ce secteur, mais le chiffre pourrait bien être cinq à dix fois plus élevé. Des conditions déplorables avec des salariés retenus en otage jusqu’à ce que la production soit finie. Vous avez du mal à y croire ? Regardez ce reportage, disponible gratuitement sur Netflix :

Je continue avec des exemples qui semblent bien loin de notre réalité :

  • Des salaires très bas
  • Pas de congés, et expulsé ou remplacé si vous êtes malade
  • Des enfants qui dorment dans les usines
  • Manipulation de produits chimiques sans protections (gants, chaussures, masques)
  • Aucune couverture sociale
  • Interdiction de grève ou de syndicats
  • Des chefs d’usines qui font appel à des sous-traitants non audités (pour satisfaire la demande des donneurs d’ordre, toujours plus violent sur les prix…), usines « fantômes »…

Des usines qui s’effondrent avec les salariés à l’intérieur, alors que ces mêmes salariés avaient manifestés dans la rue, car ils savaient que le bâtiment menaçait de s’effondrer à tout moment. Le chef de l’usine les à forcer à retourner travailler, ces gens sont morts. Des milliers de personnes meurent chaque année de cette industrie. Sur les plans humains, des populations sont contaminées, augmentation du taux de mortalité infantile, cancers, anémies, infertilité, malformations physique et mentale.

Voici les cas les plus fréquemment rencontrés en Chine & Inde/Bangladesh

(Sources : IFM)

Chine

  • Travail des adolescents
  • Travail forcé
  • Interdiction d’association et de négociation collective
  • Conditions d’hygiène et de sécurité non respectées (absence de protection des ouvriers en cas d’utilisation de produits chimiques ou de machines dangereuses)
  • Double/Triple comptabilité: temps de travail non respecté, non paiement des heures supplémentaires
  • Discrimination
  • Corruption

Inde/Bangladesh

  • Hygiène et Sécurité de l’environnement de travail
  • Conditions de sécurité non respectées (ex : sécurité des bâtiments)
  • Conditions d’hygiène non respectées
  • Travail des enfants
  • Temps de travail et heures supplémentaires non payées
  • Discrimination
  • Corruption

Est-ce une cause, ou un enjeu mondial ?

Consommateurs : il existe une autre manière d’acheter

Marques et Enseignes : il existe d’autres moyens de concevoir vos collections

Une évolution de la consommation :

Aujourd’hui, l’impact de l’industrie textile se dévoile au grand public. Beaucoup de reportage, enquêtes, vidéos tournent sur les réseaux sociaux pour dénoncer cette industrie. (Les dessous de nos tee-shirt : Cash Investigation). Selon les sources de l’IFM et les études Ethicity : 59 % des personnes sondées préféraient « acheter des vêtements fabriqués en France » (dans un souci de préservation de l’emploi) et que 50 % d’entre elles s’efforçaient de « boycotter des vêtements fabriqués dans des pays lointains » (rejetant l’idée du travail des enfants).

Les consommateurs prennent conscience et veulent agir. Des plateformes d’informations comme SlowWeAre voient le jour et on observe un réel engouement pour la mode éthique, et une traçabilité sur les méthodes de production. Le marché est en pleine transition sur tous les plans et la demande est en plein essor. Les consommateurs réclament une transparence, sur les étiquettes des vêtements (made in) et aussi sur les conséquences de la fabrication de celui-ci sur l’environnement.

Mais alors, pourquoi l’offre n’arrive pas jusqu’au consommateur ?

Car toutes les grandes enseignes de fast fashion ont pignon sur rue, sont très peu chères et attirent beaucoup de consommateurs qui n’ont pas conscience de l’envers du décor.

Mode et développement durable : Une nécessité difficile à appliquer, avec un impératif : proposer un produit séduisant

Une offre émergente de produits éthiques

Commerce équitable, commerce éthique, mode responsable…  Des marques de niche qui s’appuient en général sur le bio et/ou le social  et/ou des approvisionnements nationaux ou européens : Veja, Les racines du ciel, Valentine Gauthier, Deux filles en fils, Roseanna, Freitag… qui conjuguent les difficultés de la création d’une marque avec des contraintes d’approvisionnement  particulières et une volonté de transparence. Voici quelques exemples appliquées par ces marques :

  • Sourcing éthique
  • Coton biologique récupération
  • Recyclage
  •  Made in France

RÔLE DU SOURCING ETHIQUE

Le monde d’aujourd’hui est devenu mouvant, rapide, ouvert et instable. Les frontières bougent, les limites changent, l’information est surabondante, les signes multiples et parfois contradictoires. Il demande à ses acteurs d’interagir, de bouger, d’être différents et créatifs, de se ré-inventer constamment.

Le sourcing éthique est un facteur de différenciation possible qui est l’un des éléments du «contrat de base» en matière de consommation. Tout mon travail de sourcing, consiste à trouver des nouveaux textiles et matériaux qui vont permettre aux créateurs de concevoir une mode plus juste pour tous, en prenant en compte les critères environnementaux, sociaux et en mettant à l’honneur aussi bien le design de leurs produits, que leurs composants et leurs réalisations.

Si vous souhaitez plus d’infos, n’hésitez pas à me contacter.

Sources :
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Un commentaire Ajoutez le votre

  1. CONSTANTINI dit :

    L’équipe Gaëlle Constantini vous remercie pour cet article indispensable à la prise de conscience citoyenne globale, mieux consommer c’est aussi empêcher que subsistent des marques qui ne respectent ni l’humain ni la planète !
    Bravo 🙂

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